Feb 22 2010 deuterome

Le jour d’après les réseaux sociaux : le mashup social

Facebook, Twitter, Gbuzz, Flickr, Picasa, LinkedIn, Viadeo ! C’est la course pour mettre à jour mes statuts sur mes réseaux sociaux ! Quels contacts de quels réseau sont au courant de ma promotion comme directeur du marketing, de l’arrivée de ma cousine suédoise chez moi (quoi j’ai pas envoyé les photos !) ou encore de la vidéo des premiers pas du petit dernier postée sur Youtube ! Aidez-moi je ne m’en sors plus !

C’est un article récent de Michael Arrington qui m’a particulièrement fait réfléchir. Il nous explique comment son web social est décentralisé et lui fait perdre un temps précieux. Ses photos par exemple sont réparties entre Flickr, Posterous et Facebook. Le défi est toujours de retrouver quelle photo est partagée avec quel ami sur quel réseau. Bref nous perdons tous les jours énormément de temps à centraliser manuellement toute cette information. Mettre de l’ordre dans tous nos réseaux sociaux ou regrouper nos différentes identités numériques réparties à travers le web, nous entrons ici dans le domaine du mashup social. Je suis persuadé que 2010 est l’année où une nouvelle génération de sites va voir le jour, avec l’avénement du mashup social. Cette révolution sera aux réseaux sociaux ce que Google et de son moteur de recherche ont apporté au web il y a 10 ans : il faut organiser ce bruit social !

Les ténors du web le sentent bien, le temps où chaque réseau social se développait dans son coin est révolu. Tous essaient de s’ouvrir, mais cela n’est pas sans risques. Gbuzz où Google vient de s’essayer dernièrement à une ébauche de mashup photos avec la possibilité d’intégrer ses photos publiques de Picasa et de Flickr dans son flux Buzz. Mais Google, avec Buzz, se heurte au même écueil que Facebook : comment gérer la vie privée de ses utilisateurs lorsque de nouvelles fonctionnalités modifient la politique de droits déjà en place, sans que ceux-ci se sentent trahi ? C’est le dilemme actuel des acteurs du web : comment choisir entre un réseau privé où la publicité est inexploitable et un réseau publique où les utilisateurs ne contrôlent plus leur identité et sont spammés ?

Sans compter que regrouper différentes identités numériques est un énorme casse-tête : comment savoir que Pierre qui est sur Gmail, Facebook, Twitter et Flickr est la même personne ? Dans quelle mesure ses droits protégeants sa vie privée sur Facebook ou Gmail sont compatibles avec sa présence sur Twitter ou ses photos publiques sur Flickr ? Le premier qui trouvera une vraie solution qui ne modifie pas mes habitudes d’internaute se positionnera bien dans la course aux mashups sociaux.

La question de savoir qui, des géants du web ou d’une nouvelle startup, sortira le premier vrai mashup social reste en suspend, mais pour moi ce sera définitivement une nouvelle génération de startups qui viendront poser les véritables bases du mashup social, et cela marquera le début d’une nouvelle ère.

Je pense qu’actuellement, c’est une utopie d’attendre l’émergeance du site qui les gouvernera tous. Le super réseau social dont tous le monde rêve est un Everest : la technique et les concepts des réseaux sociaux ne sont pas assez matures pour réaliser cela. Sans compter que les besoins ne sont pas les mêmes : gérer mes photos, les vidéos, mes tweets, mon wall Facebook, mes mails, mes amis sur un wall social général, est-ce vraiment possible et est-ce vraiment ce que nous voulons ?

Je pense que les embryons de mashups sociaux sont là, parmi les startups émergeantes de l’écosystème web actuel, et celle qui percera sera celle qui proposera une réelle réponse à la centralisation de l’identité numérique respectant la vie privée

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